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Esquerchin

église Notre Dame de Grâce

Notre Dame de Grâce d’ESQUERCHIN

 

Il y a bien des siècles, sur les bords de l’Escrebieux, petit ruisseau tributaire de la Scarpe, au milieu d’une antique forêt de chênes furent construites quelques habitations qui prirent le nom d’Esquerchin. Les chanoines de St Amé de Douai et ceux de Lens y possédaient des domaines avant le 11ème siècle.

 

A sa fondation en 1079, l’Abbaye d’Anchin acheta les propriétés de la Collégiale St Amé et en 1230, les marais furent vendus par Bauduin de Quincy. A cette époque, il y avait deux Esquerchin : l’un du côté de Beaumont où se trouvait la majorité des habitants autour d’une église dédiée à St Martin, l’autre à l’endroit actuel, avec une population inférieure en nombre et regroupée autour d’une chapelle. Celle-ci était desservie par un prieur et quelques religieux de l’Abbaye et possédait une Vierge miraculeuse connue sous le nom de N.D. de Grâce qui attirait de nombreux pèlerins.

 

     Une légende raconte que les fidèles ayant transporté la statue de la Vierge dans leur église, la retrouvèrent le lendemain à son lieu initial : dans la chapelle. Après une seconde tentative suivie du même prodige, ils renoncèrent à leur projet.

 

     En 1390, un violent ouragan se déchaîna sur la paroisse et la foudre tombant sur le clocher de la chapelle l’endommagea. Une reconstruction fut nécessaire et les abbés d’Anchin élevèrent une belle et vaste église gothique qui s’étendait de l’endroit où se trouve aujourd’hui l’entrée jusqu’à la porte de la grande ferme. Une tour s’élevait appelée « La Lanterne », parce qu’y était allumé un fanal qui dirigeait la marche des pèlerins. Cette nouvelle église fut consacrée le 20 mai 1441.

 

Sept moines desservaient les autels et les pèlerinages jusqu’à la fin du XVIe siècle. Au XVe siècle, 5 évêques venus de divers pays se rencontrèrent dans cet humble village.

 

En 1648, après la bataille de Lens contre les Espagnols, le village, dont l’église dédiée à St Martin, fut la proie des flammes. Les habitants s’installèrent près de l’église de N.D. de Grâce.

 

En 1667, durant le siège de Douai, Louis XIV établit son quartier général à Esquerchin.

 

De 1708 à 1712, le village fut pris et repris par les Français, Anglais, Impériaux, Hollandais qui pillèrent l’église et endommagèrent la grande nef et la Tour.

 

Au XVIIIe siècle, les bénédictins anglais de Douai avaient élevé une maison de campagne et en 1731, l’abbé Ochin, curé d’Esquerchin fit ouvrir un séminaire pour 100 pensionnaires.

 

En 1777, le dernier abbé d’Anchin fit don d’une cloche appelée : Catherine-Aldegonde.

 

A la Révolution, en 1793, l’église fut en partie détruite ainsi que l’abbaye. Elle fut reconstruite à partir de 1842 et consacrée le 28 mai 1865, c’est l’église actuelle élevée en l’honneur de Notre-Dame de Grâce. C’est un édifice néogothique long de 26m, large de 14m, avec deux rangées de 6 colonnes monolithes en pierre de Tournai qui le séparent en trois nefs. A partir des chapiteaux s’élancent des nervures en pierre blanche qui s’épanouissent sur la voûte pour se réunir autour de six rosaces. Les trois autels de bois ont été sculptés par Mr Morel d’Arras.

 

Lors de la guerre 14-18, l’église resta indemne, sauf la cloche réquisitionnée par les Allemands. L’abbé Dumortier la fit remplacer en 1921 par une cloche provisoire appelée : Jeanne d’Arc.

 

En 1928 les paroissiens d'Esquerchin voulurent manifester leur reconnaissance à Notre-Dame puisque grâce à elle aucune personne n'avait été blessée pendant le bombardement. Ils rétablirent le pèlerinage ancien et décidèrent que le 4ème dimanche de septembre serait à jamais le témoignage public de leur foi et de leur amour.

 

La cloche "Jeanne d'Arc" fut incorporée à une nouvelle cloche d’une tonne, appelée Marthe-Fernande-Marie installée pour le 7e centenaire de la Neuvaine : le 25 septembre 1932 et toujours en service aujourd’hui. Dans son bronze, la cloche est ornée de guirlandes de roses et de lierre, de Jésus en croix, de N.D. de Grâce et de St Georges (patron de l’abbé Evrard, curé de l’époque). Elle fut électrifiée par l’abbé Vandenberghe en 1934. Durant la dernière guerre, il n’y eut que des dégâts matériels.

 

Bien sûr, dans les siècles passés, la population d’Esquerchin était surtout rurale même avec l’industrie des mines et des forges qui s’y installèrent. On raconte même, que grâce à l’humidité des terres de la vallée de l’Escrebieux, les jardiniers fournissaient jusqu’aux Halles de Paris ( !) des carottes d’Esquerchin !

 

Article publié par paroisse St François d'Assise en Douaisis • Publié Jeudi 08 avr 2010 - 15h30 • 2598 visites

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